ROAD-TRIP : DANEMARK. Partie 2/2

ROAD-TRIP : DANEMARK.

Partie 2/2

Pause avant la route 40 - DanemarkPremière partie de l’article : ICI

Donc, rappelons-le, j’ai subi un jour d’autoroute à me paumer, puis un jour vraiment sympa à zigzaguer chez les danois pour arriver vers le Nord du pays. Au sud de Silkeborg plus précisément.

JOUR 3

« Je sursaute et m’apprête déjà à me ruer sur ma lame »

  Le lendemain matin sera ce que l’on peut appeler «un réveil difficile», mais pas dans le sens ou vous l’entendez certainement. Imaginez, vous vous réveillez au milieu d’une forêt à 5h du mat, la tête dans le fion, froid à en crever et à moitié mort suite à une nuit torride accompagnée de bout de bois dans l’orifice, et là… là, vous entendez : «Sir ?» à deux mètres de vous. Je sursaute et m’apprête déjà à me ruer sur ma lame de chasse au manche en plastique vietnamien douteux, puis me rends compte qu’il s’agit d’un pauvre joggeur de 60 balais en combinaison jaune fluo hyper classe. «You kill me…» furent mes premiers mots, le sourire aux lèvres et la main sur le cœur. Malheureusement, l’individu ne rigole pas et tire même plutôt bien la gueule.No Limit - Danemark

  Le mec m’explique que je n’ai rien à faire là. Je lui réponds que je me suis perdu la veille et n’ai eu d’autre choix que de camper ici, la route devenant un danger face à ma fatigue. Je lui précise qu’il n’a pas à s’inquiéter car je ne laisse jamais d’ordures derrière moi et lui montre mon sac-poubelle. Le joggeur a l’air de s’en taper gentiment et m’apprend alors qu’il est en fait garde forestier, et qu’il commence son travail à 6h30. Il ajoute qu’il m’a donné un avertissement, mais que si je suis encore là après sa prise de service, ça se passerait mal pour moi ; amendes et compagnie. Il possède ma plaque et me signalerai s’il trouve le moindre déchet dans le coin. Bon… Le mec ne fait pas dans le flan, il n’en rajoute pas, il m’informe juste… Je le prends donc au sérieux malgré sa tenue fluo et ne l’envoie pas chier. De toute façon, je ne comptais pas passer la journée dans ma tente et je me tire dans la demi-heure qui suit.

« Je comptais atteindre la pointe nord du pays par simple principe, mais je ne m’attendais pas à prendre un tel pied ! »

   Je traverse donc la forêt puis retrouve la route afin de continuer vers le Nord. Je croise un Dolmen dans un petit village, aux abords de Silkeborg, puis tombe ensuite sur un lac sublime (Dollerup Baker) et y fais une pause d’une bonne demi-heure. Je commence à en avoir vraiment assez du vent. Imaginez : la mer à gauche, la mer à droite, la mer au nord… Ça souffle légèrement !

Dolmen - Danemark   Il est maintenant dans les 9 heures du matin et pourtant, je ne croise toujours pas un chien. Je dois avouer que, de ce que j’en ai vu, le peuple danois semble vivre dans un vrai cocon ; le trafic est toujours extrêmement faible, à les croire inactifs ! Malgré ça, je n’ai pas vu une seule habitation pauvre. Peut-être que ces derniers vivent dans les grandes villes que j’ai évitées au possible ?

   J‘arrive ensuite sur Rold Skov, un endroit gentiment vallonné qui se trouve être tout à fait splendide ! J’y croise beaucoup de moutons, brebis et autres chevaux. À partir de ce moment, la météo devient parfaite et les couleurs du pays deviennent très fortes. Une belle campagne comme je les aime ! Voyez comme le pays n’est pas toujours aussi plat qu’ont le pense.Centre du Danemark

Prairie Danoise   Je progresse très vite ce jour-là, et je me permet donc une petite pause supplémentaire, histoire d’admirer le paysage. Je croise un rassemblement de plusieurs petits fastfoods au nord de Saeby et décide de me faire plaisir. Ainsi, je me retrouve à déguster un énorme Burger au poulet frit, copieusement entouré de frites un peu étranges. Les sauces sont nombreuses et à volonté, et la boisson servie dans un gigantesque verre, mal représenté sur la photo. De plus, la WIFI est gratos et je peux donc communiquer avec madame. J’en ai pour mon argent et sors de là complétement repu, même si cela m’a couté le prix d’un plein. Mais ça change un peu des conserves…

Fast Food - Danemark   Il faut savoir qu’un plein là-bas équivaut à 20 euros environ, et peut monter jusque 22 dans le nord du pays… Le même plein me coute 12 euros en Belgique. Oui, la vie est extrêmement chère en Scandinavie, et il paraitrait que c’est encore pire vers La Norvège. Ce sera d’ailleurs le gros point négatif du pays pour moi, ça et ce putain de vent qui n’en finit plus.

Plateau Danois   Pour être honnête, je comptais atteindre la pointe nord du pays par simple principe, mais je ne m’attendais pas à prendre un tel pied ! Et cela à commencer dès Saeby, où la côte s’élève de plus en plus, afin de cacher quelques coins sympas peuplés d’une faune certes classique, mais également de plusieurs bunkers.

Hauteurs Danoises   Je prends donc la direction du Cap Nord danois et, avant même de tomber sur la superbe route 40, je commence déjà à apprécier la vue.

  Me voilà enfin sur la route 40. Cette dernière est à couper le souffle, et le décor change incroyablement comparé à ce que j’ai pu voir jusqu’ici. Le mélange des couleurs est assez improbable ; chaudes, humides et sèches à la fois. Jugez par vous-même :

Marécages de Thy - Danemark   La route finit par se résumer à une ligne droite de bitume irréprochable qui s’étend jusqu’à l’horizon. Le paysage, lui, se dispute entre marais et dunes monumentales tandis que je sens monter en moi un sentiment de bonheur aigu. J’atteins finalement ce fameux Cap Nord et le phare de Grennen. La mer est d’un bleu sublime et la météo : toujours parfaite ! Sans que je ne comprenne comment, le vent souffle beaucoup moins par ici. Je me surprend même à ouvrir mon manteau et sentir de la chaleur !

   Je repars donc vers le Sud et retraverse cette superbe route en sens inverse. Je fais tout de même quelques écarts là où c’est possible, afin de profiter au max du coin. Je n’en reviens toujours pas de ces dunes ; je n’ai malheureusement pas de photos représentatives, mais certaines me font penser à des montagnes.

Nord du Danemark   À partir de là, je me contente de redescendre en longeant toute la côte nord du pays, côté ouest. Tellement que je finis par arriver aux alentours du fameux phare ensablé : Le Rubjerg Krude Fyr.

Ruine église danemark   À mon dégout ultime, celui-ci est totalement hors d’atteinte en moto, et la route pour aller jusqu’à lui impliquerait une marche trop longue pour mon planning. Je le prends donc en photo de plus loin, via une ruine d’église. Faible consolation… N’hésitez pas à jeter un œil sur Google pour voir ce monument !

Vue sur la tour ensablée   Après un bon paquet de kilomètres vraiment sympa, l’après-midi s’éteint doucement et je commence donc à chercher un endroit où dormir. Mon choix se porte sur Osterild Klit Plantage. Une assez grande forêt, selon ma carte. De plus, celle-ci se trouve à seulement quelques bornes du Parc National de Thy que je souhaite vraiment parcourir.

   Je pénètre donc dans la forêt d’Osterild à la recherche d’un bon spot, mais le terrain est très accidenté et la route trahis un passage fréquent dans un la zone. Rien de rassurant donc. Je m’enfonce alors encore plus loin et surprends même deux biches à quelques mètres ; preuve qu’elles sont habituées aux bruits typiquement humains. En m’enfonçant un peu plus, je tombe sur une entreprise et quelques éoliennes. La forêt est maintenant bloquée par des barrières et je suis forcé de faire demi-tour. N’ayant plus le choix, je quitte la route et roule sur un terrain franchement abimé ; tellement que j’en claque ma béquille centrale sur une pierre cachée dans l’humus. BAM ! Quelques jours plus tard, je devrais changer ma batterie qui se sera carrément fêlée !

  Une fois la tente installée, je découvre des passages de bulldozeurs pas loin et commence à me poser des questions. D’autant plus quand j’entends des tirs de chasseurs, pas si loin. Je décide donc de mettre un gilet jaune sur ma moto, qui trainait sous ma selle. Puis, enfin, je dors !

C’était ENCORE sans compter ces putains de moustiques !

JOUR 4

De la côte Nord du Danemark à La Belgique. 1240 kilomètres et 21h de conduite

No man's land

   Oui, vous avez bien lu : 21 heures de conduite. Autant vous dire que je n’ai pas eu le temps de noter quoi que ce soit sur mon bloc-note ce jour-là !

   La lumière me réveille aux alentours de 3h30… Très tôt donc. Mais ce n’est pas grave, car de toute façon, j’ai à peine dormi. Autant ne pas perdre de temps. Je commence mon rituel habituel en rajoutant un café de plus à la liste, puis remballe tout et démarre la machine. Une bruine légère m’accompagne déjà, et je ne me doute pas encore que la météo passera de cela à averses énormes, sans interruption  et jusque 19 heures !

   « Les couleurs du coin sont encore une fois inattendues autant que belles. Je prend mon temps, sous une pluie fine mais incessante, pour traverser cet endroit que je juge comme le plus caractériel du Danemark »

   Allez, on se motive, Le Parc National de Thy m’attend, même si j’ignore de quoi il s’agit réellement ! J’enquille tranquillement quelques kilomètres, puis entre dans un autre monde, les yeux complétement écarquillés. Il s’agit d’un « presque » No Man’s Land de 200 Km2… Regardez ça :

entrée dans les marécages de THY    Autant vous le dire de suite, je ne me sens plus au Danemark, mais bien coincé dans l’ambiance d’un film d’horreur. Ce parc est le plus ancien de tout le pays. Je suis absolument seul, le temps s’est arrêté et tout à un air mystique alors que la brume apparait et disparait devant moi. Le temps est tout à fait à chier, mais je crois que je n’aurais pas apprécié l’endroit à sa juste valeur avec un beau soleil. Sans déconner.Dans les marécages    Une route parfaite me mène à travers de minuscules bois, pour me faire franchir à nouveau de grandes étendues désertiques et intimidantes. La mer d’un jaune pâle et brumeux m’accompagne sur la droite, pendant que je croise beaucoup de vestiges de la seconde guerre mondiale ; comme ces bunkers en arrière-plan.

Bunkers des marécages de Thy   Je passe par Klitmoller alors que le vent commence à être vraiment violent. Pas étonnant en même temps ; j’apprendrais plus tard qu’il s’agit de l’un des meilleurs spot de WindSurf d’Europe… Et moi j’me pointe avec mon p’tit brelon à la prise au vent maximale… Le con.

« Soudain, un événement pas du tout rassurant se produit vers 5h du matin et au milieu de nulle part : le voyant de réserve  qui s’allume… »

Thy #2   Les couleurs du coin sont encore une fois inattendues autant que belles. Je prend mon temps, sous une pluie fine mais incessante, pour traverser cet endroit que je juge comme le plus caractériel du Danemark. Ici, il est vraiment question de dépaysement. La solitude a parfois du bon. Vraiment.Marécage de Thy    Pas tant que ça finalement. Soudain, un événement pas du tout rassurant se produit vers 5h du matin et au milieu de nulle part : le voyant de réserve  qui s’allume… « Je roule économiquement » et tourne partout autour, désespéré. Inutile de vous préciser que je me fais légèrement dessus quand je m’aperçois qu’il n’y à clairement personne ni rien dans le coin !

« La vie est cruelle, non ? »

Les dunes de l'ouest   Ah ! Je trouve une station, à deux pompes misérables certes, mais une station… J’ai le sourire au lèvre quand je vois ce bon vieux SP 95 vert sur l’une des deux machines. Ouf… J’ai eu chaud. J’entamais clairement les dernières gouttes là. Me voilà donc à installer ma meule devant la pompe, puis je vais fumer une clope un peu plus loin et à couvert. Soulagé quoi… Jusqu’à ce que je me rende compte que les pompes en question étaient vide de toute essence… La vie est cruelle, non ? 🙂They #3   J‘ai franchement des doutes sur le tournant que prend cette journée, et j’ai envie de hurler quand je pense aux kilomètres que je vais certainement devoir me taper en poussant ma bécane. Je mate ma carte et essaie un peu de me repérer… Allez, il y à peut-être une chance…

   Le vent est insupportable… Je n’ai franchement jamais autant subi de rafale de toute ma vie. Un coup par la gauche, puis VLAM, par la droite. Et, le temps que vous repreniez votre trajectoire, c’est par devant que vous vous faites démolir, à un point où vous en lâcheriez presque votre guidon. En ligne droite, je me retrouvais penché à l’extrême, dans tous les sens… Je pensais vraiment que j’allais me tuer.Parc naturel de Thy - Danemark   C‘est bien plus tard, une fois que je me demandais sérieusement comment mon moteur tournais encore, que je tombe sur un minuscule village. Et Bingo, une station ! J’avance, m’installe sous la flotte puis enfonce ma carte bancaire (pas le choix, ici. Les banquiers vont se faire plaisir en taxe…) tout en priant. Enfin, cette petite station me ravitaille !

Station essence perdu   « ces cons s’arrêtent pour sortir de leurs berlines de luxe, en bermuda/polo, pour acheter une glace pendant que moi je me gèle les burnes »

Les dunes recommencent à prendre une certaine hauteur, alors que je sors de ce parc, un léger pincement au cœur. Mais récapitulons ; je suis au nord du Danemark et je compte rentrer au soir chez moi, en Belgique… Voilà à peu près le trajet que j’ai fais.

Retour Danemark - Belgique    J‘ai donc longé toute la côte Ouest, même si je n’aurais pas du. En effet, le temps était presque à la tempête tous du long. Je tremblais carrément… Mais je décide de continuer par les axes plus petits jusqu’à la frontière Allemande, afin de voir ce que ce côté du pays  a à me proposer.

    Entre deux, j’ai cherché un café pendant plusieurs heures, mais tout est fermé avant 10 heures du matin. Soudain, je croise un commerce où quelques personnes s’arrêtent. Cool, ils doivent avoir du café. Et bien non, ces cons s’arrêtent pour sortir de leurs berlines de luxe, en bermuda/polo, pour acheter une glace pendant que moi je me gèle les burnes ! Foutus vikings…

Les dunes de l'ouest   Malheureusement, l’Ouest ne me proposa que de la flotte et du vent, cela dans un genre violent. Mais, de ce que j’en ai vu, cette partie du pays est plutôt sans intérêt et répétitif ; sorte de suite de plages froides et assez austères que l’on peut retrouver par chez nous. Perdu dans marécages de Thy

   Après la photo ci-dessous, le plaisir m’aura totalement quitté, et je ne m’arrêterai que pour faire mes pleins. Il s’agit donc de la dernière photo potable. Je tenterai donc de faire un résumé rapide, pour ne pas trop vous affliger d’un texte inutilement long.Thy #4   J‘ai franchi la frontière Allemande vers 11 heures, si mes souvenirs sont bons. Les nuages se sont écartés pour laisser passer un ciel bleu, l’espace de 30 minutes. Je croise alors de nombreuses Harley qui devaient remonter vers un événement moto au Danemark. Je me suis rendu compte à ce point qu’il y a des cons partout ; voyez-vous, j’ai remarqué que presque aucun d’entre-eux ne me saluait en retour, et je me demandai pourquoi. Finalement, j’ai compris. Je ne roule plus en Harley :). Je leur ai donc souhaité mentalement de bien s’éclater sous la flotte qui les attendait, avec leurs T-shirts de rebelles.

« Pas besoin de vous dire que j’avais atteins un stade où je ne ressentais plus rien, surtout que je roulais sous de véritables averses »

   Ensuite, j’ai voulu passer par de la départementale pour éviter les travaux que j’avais connu à l’aller, au niveau de Hambourg. Je n’étais pas le seul à avoir eu cette idée. J’ai perdu deux bonnes heures pour rien, bien que la campagne Allemande du nord était plutôt jolie.Dernière pause avant le retour    La suite peut se résumer à : gaz, réserve, café, clope, gaz, réserve, café, clope, etc… maintenant des moyennes de 160 km/h sur toute la traversée de L’Allemagne, avec un arrêt tous les 190 km environs. Pas besoin de vous dire que j’avais atteins un stade où je ne ressentais plus rien, surtout que je roulais sous de véritables averses. Je ne vais pas vous cacher que je n’ai pris aucun plaisir sur ce retour, mise à part au Parc Naturel de Thy. J’ai tout de même fait un écart dans des chemins sympas avant la frontière des Pays-bas, histoire de souffler un peu.

   Comme vous pouvez le voir ci-dessous, j’ai zappé la partie droite du pays pour mieux me concentrer sur le plus gros morceau. En fait, pour être honnête, je réserve ça pour le jour où je vais en Norvège hé hé !   jutland    Après cela, je suis rentré très tard avec une tronche incroyable :). J’ai rarement été aussi moche, et par respect pour moi-même je ne balancerai pas la photo ici. Ceci dit, le plaisir de rentrer fut vraiment grand…

C’est fini ! Inutile de vous préciser que ce fut une véritable aventure, et cela en très peu de temps. Je ne pense pas refaire un jour une tel distance en si peu de temps, car les contraintes sont importantes. Cependant, j’ai pris un pied énorme, et je n’oublierai jamais ces quatre jours au Danemark.

Dunes - Nord Danemark

Vivement le reste de La Scandinavie !

  La Rouille Au Ventre

Toutes les photos du voyage : ICI

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10 réflexions sur “ROAD-TRIP : DANEMARK. Partie 2/2

  1. Superbe! Tout à fait le genre de récit qui donne envie de partir! Chapeau à toi, à la fois pour le reportage, mais aussi pour ta pugnacité sur le retour! Rouler si longtemps dans de telles condition, moi je ne l’aurais pas fait…
    Juste une petite question: C’est volontaire le texte en gris clair? Pas facile à lire pour ceux qui n’ont plus leurs yeux de 20 ans;)

    Aimé par 1 personne

  2. Cela donne envie d’aller voir ce qui se passe la-bas jusqu’à l’épisode « 1240 kilomètres et 21h de conduite » 😉
    T’as bossé le lendemain?

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